Mai Jia, « L’enfer des codes », le roman chinois du génie et de la folie.

Mai Jia« L’Enfer des codes » est un best-seller chinois qui parait en traduction française, écrit par Mai Jia, un ancien espion devenu écrivain, comme en son temps John Le Carré. Une plongée dans l’univers de la cryptographie, et donc pas loin de la folie. La promotion médiatique internationale du roman chinois « L’Enfer des codes », qui parait en traduction française, peut surprendre. Mais un auteur de romans d’espionnage qui obtient le prix Mao Dun, … Lire la suite

Yiyun Li: de la difficulté de vivre avec la mémoire de Tiananmen.

Yiyun Li à Paris photo B. Mialaret

Yiyun Li à Paris
photo B. Mialaret

Le talent de Yiyun Li est maintenant largement reconnu ; en quelques années, elle est devenue une auteure de premier plan. Son dernier roman, « Plus doux que la solitude » (éd. Belfond, septembre 2015), partagé entre la Chine et les Etats-Unis, nous montre les difficultés d’un groupe d’amis à vivre avec leur passé.

Nous avons pu la rencontrer lors de son passage à Paris où elle participe au Festival des … Lire la suite

Chronique absurde d’un village chinois devenu mégapole.

Yan Lianke PicquierDans son dernier livre, l’écrivain chinois Yan Lianke fait la chronique de Zhalie, un village de quelques foyers totalement transformé par un couple passionné de pouvoir. Fantastique et réaliste à la fois.

Yan Lianke est avec le prix Nobel de littérature Mo Yan, et Yu Hua, l’un des écrivains chinois actuels les plus importants.

Sept de ses livres ont déjà été traduits en français ; on se souvient de romans magnifiques comme « Bons baisers de Lire la suite

Ha Jin et la double vie d’un espion chinois aux Etats Unis.

Ha JinLe romancier sino-américain Ha Jin est à mon sens un écrivain majeur. On a déjà évoqué « La longue attente », « Les rebuts de la guerre », « La liberté de vivre »…Son dernier roman « A map of betrayal », non encore traduit en français, est d’une qualité comparable. Ha Jin nous conte la vie du plus important espion chinois aux Etats-Unis; il ne s’agit pas d’un roman d’espionnage mais plutôt de l’histoire d’un espion coincé entre … Lire la suite

A Yi écrit des romans sur des crimes, pas des romans policiers.

a-yiA Yi a moins de quarante ans, il a passé huit ans sous l’uniforme de la police mais il participe maintenant comme romancier à plusieurs festivals hors de Chine et son premier roman, « A perfect crime », traduit par Anne Holmwood vient d’être publié. Une traduction française sera disponible aux Editions Stock en septembre 2016.

Huit ans sous l’uniforme :

Né à Ruichang, un petit village du Jianxi, il aurait pu rentrer à l’université, mais son père, … Lire la suite

Zhang Yihe, fille de « droitier », dix ans de prison et toujours poursuivie.

zhang-yihe-Une nouvelle collection de littérature chinoise, Ming Books, publiée par une société commune entre Hachette et le groupe chinois Phoenix Publishing, nous permet de découvrir trois longues nouvelles : « Madame Liu », « Madame Yang », et « Madame Zou » ; des vies de détenues dont l’auteur Zhang Yihe a partagé l’existence durant ses dix ans d’internement dans une ferme de « rééducation par le travail » dans la province du Sichuan. Lire la suite sur Rue89.

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« Le dernier loup »: avant le film d’Annaud, il y a un livre controversé

Le totem du loup« Le Dernier Loup », le film de Jean-Jacques Annaud, vient de sortir en France comme en Chine après une savante campagne de promotion, à l’occasion du nouvel an chinois. L’année de la chèvre/du mouton ne pouvait mieux convenir à un film sur les loups.

Œuvre monumentale du réalisateur français, le film ne traduit que partiellement l’esprit du livre dont il s’inspire, « Le Totem du loup », de Jiang Rong, le plus grand best-seller en Chine depuis « Le … Lire la suite

Xu Zechen, à Pékin, petits trafics et sens moral.

Xu ZechenXu Zechen n’a pas encore quarante ans et est considéré comme un des écrivains les plus prometteurs de cette génération. L’un de ses romans « Running through Beijing » (1), vient d’être traduit en anglais et sera publié en français en 2016. Un livre plutôt plaisant qui se lit facilement et où l’on rencontre dans les quartiers nord de Pékin divers petits trafiquants, des marginaux plutôt ..heureux !

1 – Dunhuang, avec un tel nom, on Lire la suite

Zhu Tianwen, le fossé infranchissable entre la littérature et le cinéma.

Chu T'ien-wen (3)Zhu Tianwen est un des écrivains taiwanais les plus connus, elle vient de se voir décerner le prix Newman, attribué tous les deux ans par l’université d’Oklahoma. Elle est la première lauréate et était en bonne compagnie avec des finalistes tels que Yu Hua, Yan Lianke, Ge Fei. Elle succède à Mo Yan et Han Shaogong qui se sont vu attribuer le prix en 2009 et 2011 ainsi qu’au poète taiwanais Yang Mu.

Un prix … Lire la suite

Zhu Tianxin, la nostalgie de Taipei et des villages de garnison.

Zhu TianxinUn colloque au mois d’octobre à l’INALCO sur les villages de garnison taiwanais, m’a conduit à lire/relire les textes de Zhu Tianxin et de sa sœur aînée Zhu Tianwen. Isabelle Rabut et Angel Pino, professeurs l’une à l’INALCO, l’autre à l’université de Bordeaux, dirigent chez Actes Sud la collection Lettres Taiwanaises et jouent un rôle essentiel pour faire connaître cette littérature. Ces deux journées, où étaient présentés également deux films, pouvaient être complétées par la … Lire la suite

Avec l’écrivain Yu Hua: morts sans sépulture, version chinoise

Yu Hua sam_0547L’écrivain chinois Yu Hua, très connu à l’étranger avec des succès internationaux comme « Vivre » ou « Brothers », est de retour à Paris pour le lancement de son dernier roman « Le Septième Jour ».

Sept ans se sont écoulés depuis la publication en Chine de « Brothers », une période pendant laquelle Yu Hua a surtout écrit des articles et des essais et notamment un recueil remarquable dont on a parlé en … Lire la suite

Mo Yan ou les tribulations d’un prix Nobel en Provence

MoYanIl y a quelques jours, Mo Yan, le romancier chinois, prix Nobel de littérature 2012, était à Aix en Provence et ce pour la quatrième fois. Pourquoi une telle fidélité ? Mo Yan n’a pas oublié le soutien que lui ont apporté pendant des années un groupe d’universitaires, de traducteurs, d’éditeurs, dont beaucoup résident en Provence.

Cinq ans qu’il n’était pas venu en France, le pays qui a traduit et édité le plus grand nombre de … Lire la suite